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Politique de dépistage cancer

Le dépistage

 

I-              L’organisation du dépistage

 

Def de l’OMS : le dépistage est «  tout acte destiné à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population en réduisant l’évolution et la durée ».

Il s’agit donc, par le dépistage, d’identifier au sein d’une population apparemment en bonne santé une maladie déterminée en procédant à des tests répondant à un certain nombre de critère qui sont acceptés par les médecins, notamment sécurité pour la personne, validité scientifique des tests, simplicité d’utilisation, acceptabilité pour la population et le coût d’une opération de dépistage.

 

La conférence nationale de santé propose des priorités en matière de politique de santé publique et propose des orientations pour la prise en charge des soins.

Au vu des conclusions de cette conférence des programmes de dépistage organisé de maladie aux conséquences mortelles évitables sont mises en œuvre ds des conditions fixées par voie règlementaire.

La liste de ces programmes est fixée par arrêté des ministres compétents : ministre chargé de la santé et ministre chargé de la santé, et cela après avis de 2 organismes : agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé et de la caisse nationale de l’assurance des travailleurs salariés.

 

Les professionnels et organismes qui souhaitent participer à la réalisation de ces programmes s’engagent contractuellement auprès des organismes des assurances maladies sur la base d’une convention type qui est fixée par arrêté interministériel. Ds cet engagement il s’agit de respecter certaines conditions concernant l’information des patients, qualité des examens, au suivi des personnes et cela dans le respect de cette loi du 6 janvier 1978 relative à l’information aux fichiers et aux libertés.

 

 

II-             Le dépistage du cancer

 

A-            Les mesures prises par la France

 

1° Présentation

 

Depuis les années 1960 des mesures ont été prises par les pouvoirs publics pour favoriser le dépistage du cancer devenu la 1ere cause de mortalité.

Ces mesures de dépistage consistent à favoriser des actions concrètes par des campagnes d’info destinées à inciter une catégorie de la population à se prêter à des examens dont certains sont pris en charge par la collectivité.

A l’échelon de la collectivité nationale le choix a été fait en matière de dépistage du cancer d’intervenir en aidant des associations qui ont pour rôle pp voir exclusif de dépistage plutôt que par des actions directes de l’Etat.

C’est la caisse national d’assurance maladie (CNAM) qui a pris les premières initiatives en lançant des expériences pâlottes ds un certain nbr de département notamment pr le dépistage du cancer du sein.

 

Un comité national de pilotage réunit les organismes administratifs chargés de la lutte contre le cancer avec la caisse nationale d’assurance maladie, avec des représentants des professionnels de santé et des représentants des usagers. Ce comité est chargé de définir les obj en matière de dépistage systématique et notamment du cancer du sein, d’orienter la politique du dépistage, de rendre les pratiques homogènes et d’évaluer l’action entreprise.

Ce comité national de pilotage a établi un cahier des charges qui définit des modalités d’exigence de qualité notamment ne ce qui concerne la réalisation et l’interprétation des examens.

Ce comité a aussi pr fct de diffuser des recommandations de bonne pratique. La caisse national d’assurance maladie exerce par ailleurs une mission propre de dépistage par le biais du fonds national de prévention d’éducation et d’information sanitaire qui dvp chaque année des actions nationales et locales de prévention.

Notamment des actions de sensibilisation, ds les écoles, milieux déterminés…

 

En matière de dépistage, certaines associations jouent également un rôle ipt et tel est le cas et tel est le cas de la Ligue nationale contre le Cancer crée en 1918 et reconnu presque immédiatement d’utilité publique.

La ligue est elle même une fédération d’association.

 

2° Politique de dépistage à l’échelon local

 

Cette politique est organisée ds le cadre du département. Au départ, la responsabilité de cette politique incombe à l’Etat.

Un décret de 1965 prévoit que la lutte contre le cancer organisée dans le cadre du service départemental d’hygiène sociale comporte le dépistage des infections pré cancéreuses et des lésions cancéreuses en liaison avec les organismes chargés d’effectuer des examens de santé.

Ce dépistage est effectué ds des centres de consultation. Les dépenses afférentes à la lutte contre le cancer comprennent d’abord les dépenses de fonctionnement et les dépenses courantes de ces centres de consultation gérés par le dptm.

Ces dépenses comprennent ensuite les vacations des médecins qui assurent les consultations. Ces dépenses comprennent encore la rémunération, les frais de déplacement, les infirmières, des assistantes sociales, des auxiliaires…

La loi du 22 juillet 1983 complétant la loi du 7 janv 83 sur la répartition de compétence apporte un changement en transférant un certain nombre de compétences détenues jusque là par l’Etat au département.

En matière d’action sanitaire c’est la collectivité départementale qui est fort logiquement la pp bénéficiaire de ces transferts et notamment la loi de 1983 dispose que le département est responsable de la lutte contre le cancer organisée pour exercer le dépistage précoce des infections cancéreuses et après le traitement la surveillance des anciens malades.

 

C’est au dptm qu’il incombe d’organiser le dépistage et donc de prendre à leur charge les frais occasionnés par ce dernier. La solution de 1983 n’est pas apparu très satisfaisante et c’est pourquoi il y a eu une recentralisation partielle en 2004.

 

3° Les plans cancer

 

A l’heure actuelle, 2plans cancer se sont succédé :

-                2003/2007 : un chantier de lutte contre le cancer a été ouvert en 2002 à

l’initiative du pdt de la République, Chirac.

Un plan stratégique sur 5 ans a été arrêté : but unique=> vaincre la maladie et se battre pour la vie.

6 chapitres opérationnels :

Prévenir, dépister, soigner, accompagner, enseigner, comprendre et découvrir

 

Prévenir : en terme de prévention, l’objectif était de rattraper le retard pris. En effet, un certain nombre de cancer peuvent être évité en limitant les agressions contre nos organismes. Ces agressions sont la csq de nos comportements. « fumer, boire à l’excès, exposer un jeune enfant au soleil sans protection, ne pas assez manger de fruits et légumes, le fait de bouger évite aussi les cancers » .

Le thé vert a une action anti cancérigène effective.

Ces agressions viennent aussi de notre environnement, par ex : le tabagisme passif, de même côtoyer des matières cancérigènes dans son travail : l’amiante, respirer un air pollué par des agents potentiellement cancérigènes comme les produits chimiques.

 

Dépistage : le plan retenait 5 objectifs :

- généraliser le dépistage organisé du cancer du sein

- favoriser le dépistage individuel du cancer du col de l’utérus

- favoriser le dvp du dépistage du cancer du colon

- améliorer les conditions de détection précoce du mélanome (cancer de la peau)

- garantir l’accès aux tests de prédisposition génétique des formes familiales de cancer

 

Soigner : soin de meilleure qualité. Plusieurs types de mesures étaient prévues par ce plan :

-                coordonner systématiquement les soins en ville et à l’hôpital autour du patient

-                donner l’accès à l’info pr que les patients qui le souhaitent puissent être acteur de leur combat contre la maladie

-                être plus attentif aux personnes malades et à leurs attentes

-                offrir l’accès le plus large à l’innovation diagnostique et thérapeutique

 

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